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Annie
vendredi 19 mars 2010, a 10:04
pouipouic et son ami
 

Chéri tu as vu ta pouicpouic c'est trouvé un nouvel ami, il sont mignon tu ne trouve pas

vendredi 19 mars 2010, a 08:53
la meilleur façon d'aimer
 

jeudi 18 mars 2010, a 10:44
Cet amour
 

Cet amour
Si violent 
Si fragile 
Si tendre 
Si désespéré 
Cet amour 
Beau comme le jour 
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui 
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté 
Parce que nous le guettions 
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié 
Cet amour tout entier 
Si vivant encore 
Et tout ensoleillé 
C'est le tien 
C'est le mien 
Celui qui a été 
Cette chose toujours nouvelles 
Et qui n'a pas changé 
Aussi vraie qu'une plante 
Aussi tremblante qu'un oiseau 
Aussi chaude aussi vivante que l'été 
Nous pouvons tous les deux 
Aller et revenir 
Nous pouvons oublier 
Et puis nous rendormir 
Nous réveiller souffrir vieillir 
Nous endormir encore 
Rêver à la mort 
Nous éveiller sourire et rire 
Et rajeunir 
Notre amour reste là 
Têtu comme une bourrique 
Vivant comme le désir 
Cruel comme la mémoire 
Bête comme les regrets 
Tendre comme le souvenir 
Froid comme le marbre 
Beau comme le jour 
Fragile comme un enfant 
Il nous regarde en souriant 
Et il nous parle sans rien dire 
Et moi j'écoute en tremblant 
Et je crie 
Je crie pour toi 
Je crie pour moi 
Je te supplie 
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment 
Et qui se sont aimés 
Oui je lui crie 
Pour toi pour moi et pour tous les autres 
Que je ne connais pas 
Reste là 
Là où tu es 
Là où tu étais autrefois 
Reste là 
Ne bouge pas 
Ne t'en va pas 
Nous qui sommes aimés 
Nous t'avons oublié 
Toi ne nous oublie pas 
Nous n'avions que toi sur la terre 
Ne nous laisse pas devenir froids 
Beaucoup plus loin toujours 
Et n'importe où 
Donne-nous signe de vie 
Beaucoup plus tard au coin d'un bois 
Dans la forêt de la mémoire 
Surgis soudain 
Tends-nous la main 
Et sauve-nous.


Jacques Prévert

mercredi 17 mars 2010, a 07:48
un petit canari malin
 

mardi 16 mars 2010, a 17:16
Le monde l'invisible
 

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis ?
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?

 

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?
Et les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

 

Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres ?
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les fièvres ?

 

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?
Et la peur de vieillir et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

 

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n'implore, ange que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !


Charles Baudelaire Les fleurs du mal

samedi 23 janvier 2010, a 16:41
plus de visites
 

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samedi 13 mars 2010, a 11:08
Une fleur
 

Tombent tombent les gouttes de pluie
Dans un soir d'automne naissant,
Et le feu du soleil couchant.

Tombe tombe la température...
Comme une envie dans la nuit s'avançant,
Sous la couette de se réfugier tendrement,

D'y jouer à cache-cache pour s'échauffer un peu,
Lumière tamisée pour faire comme un doux feu,
S'amuser joyeusement en se cherchant à tâtons.

Parcourir d'une main hésitante
Les détours d'un corps aux formes fuyantes,
Laisser glisser ses doigts sur une peau soyeuse...

Chercher, les yeux fermés, les lèvres de l'autre,
Y jouer lentement du bout de la langue,
Goûter avidement un frais parfum de mangue...

Partir à la recherche d'une gorge chaude,
Déposer quelques baisers le long du cou,
Suçoter les tétons comme un caramel mou

Et se repaître de petits cris de plaisirs.
Sentir peu à peu monter un puissant désir,
La température qui grimpe sous la couette,

Continuer là ce combat au corps à corps
Pendant lequel très gentiment on se mord...
Pour se faire pardonner, donner quelques baisers.

Des mains partent à tâtons vers des endroits intimes...
Tels de petits séismes, des secousses minimes
Prouvent que l'on a trouvé l'endroit recherché.

Quelques coups de langue pour en ouvrir la fleur,
S'enivrer de l'odeur, en goûter la saveur,
La faire plier sous le vent en soufflant doucement...

Observer bientôt la rosée s'y déposer,
Tout doucement la caresser d'un doigt ou deux...
La langue sur le bouton jouera un autre jeu.

Et lorsque la couette ne peut plus assourdir
Tous ces petits cris, ni même les amoindrir,
Accrocher à la fleur la tige qu'elle mérite ! 


Poème de Tintin qui vous fera j'espère sourire

vendredi 12 mars 2010, a 13:21
L'amour et le remède de mes mots
 

L'amour et le remède de mes maux
Et le poison qui m'enivre.
Il guide mes geste les plus élémentaires,
Me rends sage, me donne la force de vivre, de rire.
Avec lui , je sens revivre en moi l'allégresse de vivre,
Le désir de donner plus que j'en ai;

L'amour est le remède de mes maux
Et le poison qui m'enivre.
Il guide mon tout;
Sans lui ma vie n'est que monotonie et tristesse.
Avec lui je suis d'une générosité sans faille.
Mon corps, mon âme s'éclaircissent
D'une manière pétillante.

L'amour et le remède de mes maux
Et le poison qui m'enivre.
Il me conduit vers la spiritualité
Et me donne de l'inspiration,
Fait de moi la  plus radieuse d'esprit et de corps
Avec lui je me sens femme
Mais je préfère garder mon âme d'enfance.
Le seul fait de me sentir aimée
Procure en moi la Quiétude,
Et je serai capable de tout
Pour être auprès de celui que j'aime

J'aime ce poème qui exprime si bien ce que l'on ressent quand on aime au plus profond de soi
Annie

vendredi 12 mars 2010, a 08:34
tu sais que je t'adore
 

vendredi 12 mars 2010, a 08:21
La rançon
 

L'homme a, pour payer sa rançon,
Deux champs au tuf profond et riche,
Qu'il faut qu'il remue et défriche
Avec le fer de la raison ;

Pour obtenir la moindre rose,
Pour extorquer quelques épis,
Des pleurs salés de son front gris
Sans cesse il faut qu'il les arrose.

L'un est l'Art, et l'autre l'Amour.
- Pour rendre le juge propice,
Lorsque de la stricte justice
Paraîtra le terrible jour,

Il faudra lui montrer des granges
Pleines de moissons, et des fleurs
Dont les formes et les couleurs
Gagnent le suffrage des Anges


Charles Baudelaire 1821 - 1867 Les fleurs du mal 

mercredi 10 mars 2010, a 12:52
C'est en toi, bien-aimé, que j'écoute
 

·         C'est en toi, bien-aimé, que j'écoute, 
Et que mon âme voit.
Accueille mon silence et montre-moi la route,
Mes yeux fermés au monde se sont ouverts en toi.

C'est en toi que je ris, c'est en toi que je rêve,
 
Que je pleure tout bas.
En toi que mon sein se soulève,
 
En toi que mon coeur bat.

Ô toi, dont s'ensoleille
 
D'un tremblement d'ailes d'or
 
Mon souffle animé,
C'est en toi que je m'éveille,
Et c'est en toi que je m'endors,
 

Ô bien-aimé !


Charles Van Lerberghe    1861 - 1907

dimanche 07 mars 2010, a 14:01
etre aimer
 

Écoute-moi. Voici la chose nécessaire :
Être aimé. Hors de là rien n'existe, entends-tu ?
Être aimé, c'est l'honneur, le devoir, la vertu,
C'est Dieu, c'est le démon, c'est tout. J'aime, et l'on m'aime.
Cela dit, tout est dit. Pour que je sois moi-même,
Fier, content, respirant l'air libre à pleins poumons,
Il faut que j'aie une ombre et qu'elle dise : Aimons !
Il faut que de mon âme une autre âme se double,
Il faut que, si je suis absent, quelqu'un se trouble,
Et, me cherchant des yeux, murmure : Où donc est-il ?
Si personne ne dit cela, je sens l'exil,
L'anathème et l'hiver sur moi, je suis terrible,
Je suis maudit. Le grain que rejette le crible,
C'est l'homme sans foyer, sans but, épars au vent.
Ah ! celui qui n'est pas aimé, n'est pas vivant.
Quoi, nul ne vous choisit ! Quoi, rien ne vous préfère !
A quoi bon l'univers ? l'âme qu'on a, qu'en faire ?
Que faire d'un regard dont personne ne veut ?
La vie attend l'amour, le fil cherche le noeud.
Flotter au hasard ? Non ! Le frisson vous pénètre ;
L'avenir s'ouvre ainsi qu'une pâle fenêtre ;
Où mettra-t-on sa vie et son rêve ? On se croit
Orphelin ; l'azur semble ironique, on a froid ;
Quoi ! ne plaire à personne au monde ! rien n'apaise
Cette honte sinistre ; on languit, l'heure pèse,
Demain, qu'on sent venir triste, attriste aujourd'hui,
Que faire ? où fuir ? On est seul dans l'immense ennui.
Une maîtresse, c'est quelqu'un dont on est maître ;
Ayons cela. Soyons aimé, non par un être
Grand et puissant, déesse ou dieu. Ceci n'est pas
La question. Aimons ! Cela suffit. Mes pas
Cessent d'être perdus si quelqu'un les regarde.
Ah ! vil monde, passants vagues, foule hagarde,
Sombre table de jeu, caverne sans rayons !
Qu'est-ce que je viens faire à ce tripot, voyons ?
J'y bâille. Si de moi personne ne s'occupe,
Le sort est un escroc, et je suis une dupe.
J'aspire à me brûler la cervelle. Ah ! quel deuil !
Quoi rien ! pas un soupir pour vous, pas un coup d'oeil !
Que le fuseau des jours lentement se dévide !
Hélas ! comme le coeur est lourd quand il est vide !
Comment porter ce poids énorme, le néant ?
L'existence est un trou de ténèbres, béant ;
Vous vous sentez tomber dans ce gouffre. Ah ! quand Dante
Livre à l'affreuse bise implacable et grondante
Françoise échevelée, un baiser éternel
La console, et l'enfer alors devient le ciel.
Mais quoi ! je vais, je viens, j'entre, je sors, je passe,
Je meurs, sans faire rien remuer dans l'espace !
N'avoir pas un atome à soi dans l'infini !
Qu'est-ce donc que j'ai fait ? De quoi suis-je puni ?
Je ris, nul ne sourit ; je souffre, nul ne pleure.
Cette chauve-souris de son aile m'effleure,
L'indifférence, blême habitante du soir.
Être aimé ! sous ce ciel bleu - moins souvent que noir -
Je ne sais que cela qui vaille un peu la peine
De mêler son visage à la laideur humaine,
Et de vivre. Ah ! pour ceux dont le coeur bat, pour ceux
Qui sentent un regard quelconque aller vers eux,
Pour ceux-là seulement, Dieu vit, et le jour brille !
Qu'on soit aimé d'un gueux, d'un voleur, d'une fille,
D'un forçat jaune et vert sur l'épaule imprimé,
Qu'on soit aimé d'un chien, pourvu qu'on soit aimé !

14 mars 1874

Victor Hugo

lundi 01 mars 2010, a 20:15
Eelle n' était qu'une fleur
 

Elle n'était qu'une rose
dans des milliers de fleurs.
Un peu trop vite éclose
aux trop belles couleurs.

Non la plante de serre
mais fille d'un rosier
croissant entre les pierres
auprès d'un églantier.

Sa corolle est orange
peinte de blanc, de miel
par la plume d'un ange,
un envoyé du ciel

Secouée par les orages,
par le vent, effeuillée,
dressant avec courage
ses pétales dorés.

Sa robe est déchirée
par qui voulait la cueillir.
Sur sa tige, ployée
elle voit la nuit venir.

Des larmes de rosée
ce matin sur son coeur,
la tête désolée
elle penche et se meurt.

Elle n'était qu'une rose
dans des milliers de fleurs.
aux trop belles couleurs.

Un peu trop vite éclose


Poème écrit par Tintin

mercredi 24 février 2010, a 20:13
L'eternelle chanson
 

L'Éternelle Chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime!"
Alors avec grand soin nous le recompterons:
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.

Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens:
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur:
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.

J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours:
Je serai riche alors d'une richesse rare:
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours!

Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs


mardi 23 février 2010, a 17:18
La courbe de tes Yeux
 

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que J'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul Eluard, Capitale de la douleur – Gallimard – 1926

dimanche 21 février 2010, a 13:20
J'ai honte
 


samedi 20 février 2010, a 17:31
Amour de chats
 


samedi 20 février 2010, a 08:58
La vie
 

La vie est une fleur qui s'épanouit lentement
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s'éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un fœtus.

Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S'accroche au passé
Mais l'avenir défile droit devant
Et paisible elle s'éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l'anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l'écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville

Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.

Christelle DAVID, Mars 1990, « La VIE***

 

jeudi 18 février 2010, a 14:46
L'églantine
 


Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,
Ne crains pas que sur toi j'ose étendre ma main.
Sans en être arrachée orne un moment la terre,
Et comme un doux rayon console mon chemin.
Quand les tièdes zéphirs s'endorment sous l'ombrage,
Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants,
Quand l'ombre se répand et brunit le feuillage,
Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.

Mais ton front, humecté par le froid crépuscule,
Se penche tristement pour éviter ses pleurs ;
Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule,
Et le soir a changé ta forme et tes couleurs.
Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître,
Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ;
Ta mourante auréole, il la fera renaître,
Et ton front reprendra son éclat embaumé.

Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l'ombre
Je me cache et je cède à l'abandon du jour ;
Mais un rayon d'espoir enchante ma nuit sombre :
Il vient de l'autre rive... et j'attends son retour.

Marceline Desbordes-Valmore

mercredi 17 février 2010, a 17:37
trop drole
 


lundi 15 février 2010, a 08:09
ils sont mignon
 


dimanche 14 février 2010, a 10:44
amitiè insolite
 

Tu viens jouer avec moi

samedi 13 février 2010, a 14:33
Colombe
 

Vole, vole, petite colombe,
Vole de plus en plus loin,
Va porter la paix au monde,
Dans les pays lointains.

Toi, petite colombe,
Vêtue d'une robe blanche,
Fais tomber les voiles sombres
Et fais jaillir l'espérance.

Reviens-nous vivante,
Fais-nous rêver encore
De ce monde qui chante
À la gloire des morts.

Dans ce monde où la guerre
Fait jaillir le sang,
Protège nos pères,
De ton symbole confiant.

Ne nous quitte pas,
J'ai besoin de toi,
Pour apporter au monde, des tas
De preuves d'amour et de joie

Poème écrit par Tintin

vendredi 12 février 2010, a 12:21
Le sdf
 

Il marche dans la rue
Sans savoir où il va
Le regard perdu
Il cherche à savoir pourquoi
Pourquoi en est il arrivé là
A devoir tendre la main
Pour un morceau de pain
A devoir trouver un abri
Pour passer la nuit
Il n'imaginait pas qu'un matin
Il se retrouverait parmi ceux
Qui croisaient chaque jour son chemin
Pourtant lui aussi avait un foyer
Une vie un passé
Et aujourd'hui il ne lui reste plus rien
Que ses souvenirs et son chagrin
Il a suffit de pas grand chose
Pour qu'il se retrouve comme tant d'autres
Rejeté de la société
Sans nul part où aller
Mais au fil du temps
Remplit de haine et de courage
Il se relèvera se révoltera
Contre les lois et le monde
Contre l'indifférence et le mensonge
Contre ceux qui ne savent pas
Qu'un jour peut être sans le vouloir
Ils se retrouveront là
Comme lui à se demander pourquoi ?

Poème écrit pas Tintin

jeudi 11 février 2010, a 10:05
L'esclave et L'oiseau
 

Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage,
Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage !
Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ;
Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !

Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde,
Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde :
L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ;
Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour !

Va retrouver dans l'air la volupté de vivre !
Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre !
Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour,
Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour !

Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes.
Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles.
Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour !
Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour !

Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ;
En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines.
Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ;
Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !

Marceline Desbordes-Valmonre


mercredi 10 février 2010, a 12:45
insolite
 

Je crois qu'ils se sont trompés de maman

mercredi 10 février 2010, a 12:40
La danse des vagues
 

La danse des vagues
Le vent se lève,
A l'horizon.
La mer s'élève
Sur l'île d'Oléron,
Vagues immenses,
Qui vont et viennent,
La mer danse
Dans l'immensité.
Les enfants, enchantés,
Se laissent glisser
Dans la mer qui balance,
Les berce de ses bras immenses,
Mère, qui joue,
Avec les enfants ravis,
Qui s'amuseraient jusqu'à la nuit
Dans les remous.
De l'autre côté,
Les vagues dressées
Viennent mourir inlassablement
Sur les rochers,
Dans le vent hurlant.


Poème écrit par Tintin



mardi 09 février 2010, a 08:48
Aimer encore
 

Se battre avec respect pour défendre un petit,
la mère et le vieillard et protéger leur nid.
Regarder l'assaillant comme un autre être humain,
avec lequel la paix sera faite demain.

Aimer, c'est respecter et le fol et le sage,
et voir dans le bandit une pieuse image
d'une petite flamme encore au fond des yeux,
qui vacille et demande à l'aide, si je peux.

Aimer, c'est pardonner au fond de la détresse
à celle ou à celui qui par mépris me blesse,
et rester calme enfin quand menace la mort
qui gronde comme rage avec les coups du sort.

Aimer, c'est voir enfin dans le grand désespoir
une lueur pâlotte au fond du gouffre noir
et s'accrocher ainsi à cette presqu'étoile
pour peindre une autre touche encore sur ma toile.

Aimer c'est vouloir vivre encore jusqu'à demain
et défier la mort, en pétrissant des mains
le masque d'un visage ébauchant un sourire,
trouver dans le silence un seul mot pour le dire.


Poème écrit par Tintin

dimanche 07 février 2010, a 15:35
Une rose
 

Une rose m'a dit...

Une rose m'a souri...

Dans un matin vermeil

Elle m'a dit : " CROIS "

Ne laisse pas ton âme gonfler tes soucis.

Crois en la beauté

Crois surtout en toi-même

Crois aux lendemains qui chantent

Crois en ta sérénité en tissant

Une couverture de pétales de roses

Sur toutes tes amitiés...
----------------------
Auteur inconnue ???

vendredi 05 février 2010, a 17:54
L'intrus
 


jeudi 04 février 2010, a 22:20
Le poème de Lydia
 

 

Mon nom et Lydia, j'ai 3 ans

Mes yeux sont gonflés, je ne peux voir,

Je dois être méchante,

Quoi d'autre aurait pu mettre dans un tel état ?

Je souhaiterais être moins moche

Alors peut-être que ma mère

Voudrais toujours me faire des câlins.

Je ne peux pas parler,

Je ne peux pas faire de bêtises

Sinon je suis enfermée toute la journée.

Quand je me réveille je suis toute seule

Ma maison est noire.

Mes parents ne sont pas chez moi.

Quand ma mère vient

J'essais d'être gentille,

Sinon j'aurai peut-être un coup de fouet ce soir

Ne fait pas de bruit !

Je viens juste t'entendre une voiture.

Mon père revient du bar de Charlie

Je l'entends jurer.

Il m'appelle

Je me sers contre le mur…

J'essais de me cacher de ses yeux démoniaques

J'ai tellement peur maintenant.

Je commence à pleurer.

Il me trouve en train de pleurer

Il me lance des mots méchants.

Il dit que c'est de ma faute

Qu'il souffre au travail.

Il me claque et me tape

Et me crie dessus encore plus,

Je me libère enfin

Et je cours vers la porte.

Il l'a déjà fermée

Je me mets en boule.

Il me prend et me lance contre le mur.

Je tombe parterre

Avec mes os presque cassés,

Et ma journée continue avec des méchancetés dites …

« Je suis désolée, » je crie.

Mais c'est déjà beaucoup trop tard.

Son visage à tourné

Dans une haine inimaginable.

Le mal et les blessures encore et encore.

Mon Dieu s'il te plait, aie pitié !

Fais que cela s'arrête s'il te plait !

Et enfin il arrête et vas vers la porte,

Pendant que je suis allongée,

Immobile par terre.

Mon nom est Lydia

J'ai trois ans

Ce soir mon père m'a tué

 

J'ai mis ce poème pour que cela nous fasse prendre conscience, que si nous sommes témoin de maltraitance il ne faut pas hésiter a le signaler pour que de telle chose n'arrive plus, car malheureusement cela existe

Annie

jeudi 04 février 2010, a 17:51
belle prise
 


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annie394
Bonjour,bien venue dans mon jardin secret j'espère que vous prendrez plaisir a vous y balader. Vous y trouverez des poème d'amour ou d'amitié des citations , des images ou histoire drôle enfin tout ce que j'aime et que je dépose ici selon mon humeur,. Si vous avez des critiques ou des suggestions n'hésitez pas à me le faire savoir. Tout comme un petit com serait le bien venu
Cordialement
Annie

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commentaire(s)
un petit canari malin annie (18/03/2010 10:58)

Je trouve aussi Gros...

un petit canari malin annie (18/03/2010 10:50)

Bonjour Danielle Me...

un petit canari malin feurhibiscus (18/03/2010 10:07)

Bonjour Annie, solei...

un petit canari malin cyrielle (17/03/2010 20:47)

Lol!! trop mimi

Une fleur annie (14/03/2010 11:21)

Rire Bon Dimanche a...

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